FC Vernayaz -US Saint-Gingolph

 

Le moribond ne l'était pas...

 

Confronté à une bonne équipe de Vernayaz, encore invaincue cette saison sur son immense pelouse, le FC relève la gageure et l'emporte 2-1 au terme d'un match énormissime....

 

FC Vernayaz -  US Saint-Gingolph  1-2 ( 0-2) 

Buts: Julien "Iceman" Antony, Romaric Haddou

On dit que les enterrements attirent souvent foule...apparemment celui annoncé du FC Saint-Gingolph n'a pas dérogé à la tradition. Malgré des conditions météos dantesques, un public hétéroclite et chamaré vint assister à cette rencontre.Et force est de reconnaître que suite à ses deux revers consécutifs, la cote du leader était au plus bas auprès des bookmakers au moment de se déplacer chez l'ogre de Vernayaz, équipe redoutable ( surtout à domicile) en ce printemps 2011.

Mauvaise nouvelle dès le départ: suite à une légère confusion mentale passagère, l'arbitre crut que le match était programmé au dimanche soir 19h ( chose très fréquente sur les terrains de troisième ligue!!) et se présenta très en retard ce samedi soir...corollaire: le spectacle commença avec trente minutes de retard et les joueurs eurent droit à deux échauffements pour le prix d'un...bref!

Malgré ce désagrément, l'entame du fauve blessé gingolais fut...sauvage. Pressant très haut dès l'engagement, les hommes de Pierre Covac mordirent dans le ballon comme des animaux privés de nourriture (de victoires!) depuis de trop longues semaines: les 16 mètres de Vernayaz furent assiégés, les occasions se multiplièrent dans les premières minutes, les locaux ne parvenant pas à repousser la marée adverse au delà de ses 20 mètres. Si un premier pénalty flagrant fut oublié par un arbitre apparemment encore dans les bras de Morphée, il ne put faire autrement que siffler le second, consécutif à une faute sur Lois Millot. Comme à chaque fois cette saison, Julien "Iceman" Antony ne fuit pas ses responsabilités et transforma l'essai d'un plat du pied décidé: 0-1, le match était lancé. Saint-Gin continua sa sarabande encore quelques minutes, se créant des possibilités de doubler la mise, mais s'essouffla-logiquement-au fil des minutes. Les débats s'équilibrèrent, mais le match resta passionnant et passionné. Vernayaz se fit menaçant, tira un premier coup de semonce (frappe sur le poteau) mais Saint-Gin répliqua: sur un coup franc excentré, Jimmy "Magic" Fornay suivit enfin les conseils prodigués au vestiaire par un coéquipier à l'intelligence supérieure (il se reconnaîtra) et déposa le cuir sur la tête du goleador Romaric Haddou. Celui-ci s'éleva au dessus de la mêlée et décroisa une tête imparable hors de portée du goal adverse: la grande classe et surtout 0-2 pour les Gingolais. Vexé, Vernayaz tenta de réagir avant la mi-temps et se procura dans l'enchaînement un pénalty justifié pour une main du stoppeur gingolais Guillaume Laurent...fort heureusement, le joueur local, déjà en échec lors du match aller dans le même exercice, frappa hors du cadre, loin, très loin de Boulie, partit pour l'occasion à la cueillette des fraises. 

Ainsi si le leader rentra au vestiaire avec une avance de deux unités, tout laissait présager une seconde mi-temps pour le moins ardue: un adversaire vexé et de qualité, un arbitre en grosse difficulté et prenant nombre de décisions pour le moins surprenantes, des conditions de jeu difficiles avec le vent et la pluie battante ainsi qu'un thé amer et de mauvaise qualité ( ok pas si grave que ça, mais décevant quand même!)

Au retour dudit thé, les Gingolais ne tardèrent pas à trouver la saveur de la rencontre encore plus amère: sur un centre anodin venu de la droite, l'ange-gardien gingolais fut devancé (fautivement?) par l'attaquant adverse qui put opiner victorieusement du chef. Réduction du score à 35 minutes du termes de la rencontre et de longues minutes en perspective pour un public et un banc gingolais toujours plus tendu...pourtant imperceptiblement, les visiteurs desserrèrent l'étreinte et parvinrent à se créer des occasions en contre, tandis que la défense parvenait de mieux en mieux à contrôler les offensives adverses. Ainsi Romaric Haddou, Jimmy Fornay et Lois Millot, copains comme cochons, se prirent au jeu et mirent la défense adverse au supplice sur chacune de leurs accélérations. Un bémol toutefois: le travail de titan accompli auparavant sur ce terrain surdimensionné mis parfois à mal leur clairvoyance au moment du dernier geste et les empêcha d'envoyer définitivement Saint-Gingolph au septième ciel. Longues, interminables, les dernières minutes s'écoulèrent au compte goutte, mais après 95 minutes d'effort et de souffrance, l'arbitre siffla enfin la fin de la rencontre et envoya tout le peuple gingolais sur les autoroutes du plaisir d'une première place si désirée. 

Et le vestiaire gingolais de retentir du nouvel hymne non officiel du club ( que vous découvrirez peut être en exclusivité lors des prochaines semaines), la nervosité intense éprouvée tout au long des jours précédents laissant place à un sentiment tout simple: le bonheur du travail accompli. Au delà de calculs bassement mathématiques, le Sorcier Blanc pouvait se montrer surtout satisfait de l'état d'esprit affiché par ses joueurs et de la qualité de la prestation délivrée...Certes ce très bon Vernayaz pouvait se sentir profondément déçu de s'incliner après un tel match, mais les dieux du football ( aidés peut-être par les prières d'une partie de la "Butte de l'Enfer", partie en pélerinage tunisien puisque les cierges ne suffisaient plus) avaient choisi le camps gingolais. Plus que jamais en tête, les Gingolais doivent désormais (et ce n'est pas le moindre travail) confirmer encore cette première place dimanche prochain avec la réception du FC Erde...match piège par excellence, qu'il conviendra de négocier avec le plus grand sérieux. La concrétisation du rêve passe par là...

 




 


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