Bienvenu en deuxième ligue
Pour son retour en deuxième ligue, le FC subit une lourde défaite 4-1 sur la pelouse de Chippis...Du pain sur la planche.
FC Chippis - US Saint-Gingolph 4-1 (4-0)
But: Julien Antony
A l'occasion de la première ronde du championnat de deuxième ligue, les hommes de Pierre Covac se rendaient en terre sierroise pour y affronter le FC Chippis, équipe déjà habituée à cette catégorie de jeu depuis 3 ans.
Pour cette rencontre, le sorcier blanc devait composer avec un effectif largement remanié, du fait des absences de nombreux joueurs ( suspensions, vacances, non-qualification). La mission s'annonçait donc ardue, et l'entame de match ne fera que le confirmer: le match à peine débuté depuis deux minutes, voilà les hommes de Chippis à l'attaque: un duel remporté dans les 16 mètres plus tard, l'attaquant local pouvait ajuster tranquillement la cage de Jonathan Rizzelli et inscrire le 1-0...départ catastrophe pour les Gingolais, et ça ne faisait que commencer. Quelques minutes plus tard, un long ballon par dessus la défense gingolaise permit à un attaquant adverse de se présenter seul face au gardien: Boule n'eut alors d'autre solution que de le sécher dans les 16 mètres: pénalty indiscutable et 2-0 au quart d'heure. Dans l'enchaînement ou presque, une nouvelle mauvaise relance permit aux locaux de se présenter seul devant la cage et d'inscrire en toute tranquillité le 3-0, puis peu de temps après le 4-0: l'horloge venait à peine de dépasser la demi-heure de jeu, les morts-vivants gingolais étaient cette fois tout à fait enterrés.
Devant un tel fiasco défensif, que dire? se consoler avec une attaque de feu? Même pas. En effet, sans rigueur ni agressivité, l'équipe du bout du lac ne montra guère plus d'inspiration offensive: pas ou peu de mouvements, un déchet technique important, un milieu de terrain apportant un soutien très relatif à deux attaquants livrés à eux-même. Bien sûr il y eut une faute de main non sifflée dans les 16 mètres locaux ( à 2-0), mais une réduction du score gingolaise aurait-elle changé quelque chose: permettez-nous d'en douter.
A l'heure du thé, Pierre Covac tenta bien de remobiliser ses troupes, mais le mal était fait: si la seconde période fut meilleure au niveau de son contenu, comment aurait-il pu en être autrement? Difficile de faire pire. Dans le jeu, si tout ne fut pas parfait, les Gingolais montrèrent qu'ils arrivaient parfois à aligner deux passes de suite et se créèrent quelques petites situations chaudes, face à un adversaire déjà largement démobilisé. La ténacité paya, puisque finalement, sur un raid de Julien Antony sur l'aile droite, l'arbitre siffla le penalty injustement oublié en première période. L'occasion de sauver (un peu) les apparences et d'inscrire le but de l'honneur.
A l'heure de l'analyse, force est de constater que le retour gingolais en deuxième ligue s'est apparenté à un retour en enfer. Au coach gingolais et ses hommes de s'adapter au plus vite à leur nouvelle catégorie de jeu: manque de rythme, déchet technique, manque d'agressivité, lacune dans la condition physique, les chantiers ne manquent pas pour le mentor local. Mission difficile certes, mais challenge ô combien passionnant pour cette équipe habituée jusque-là à tout gagner sur son passage et qui possède encore une énorme marge de progression.
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